Construire des logements sociaux sur une île où la spéculation foncière est intense représente un défi de taille. L'Agence d'urbanisme et de l'énergie de la Corse (AUE), l'Union sociale pour l'habitat et l'association des organismes HLM de PACA-Corse unissent leurs forces à travers une convention tripartite pour répondre à cette problématique.
« Il est essentiel de doubler la production annuelle de logements sociaux », ont affirmé les représentants lors d'une conférence de presse à Ajaccio, où Emmanuelle Cosse, présidente de l'Union sociale pour l'habitat et ancienne ministre du Logement, a souligné l'importance de libérer du foncier pour le logement social, tout en prenant en compte les particularités de l'île.
En Corse, on recense environ 16 000 logements sociaux, mais chaque année, ce sont 8 064 demandes qui restent insatisfaites. Julien Paolini, président de l'AUE, a exprimé son impatience quant à une enveloppe de l'État de 150 millions d'euros dédiée à la réhabilitation de logements sociaux, en précisant que 25 000 d'entre eux nécessitent des travaux urgents.
La réhabilitation concerne notamment les cités des années 60 à Ajaccio et Bastia, qui représentent des pôles importants pour l'habitat social, tout en développant également des projets dans le rural. Les acteurs envisagent d'augmenter le nombre de constructions de logements sociaux de 300-400 par an à 800, un défi ambitieux mais nécessaire pour répondre à la demande croissante.
Ces initiatives visent non seulement à accentuer la production de logements, mais aussi à améliorer les conditions de vie existantes, un objectif partagé par les experts du secteur.







