La situation à la Polyclinique Pau-Pyrénées suscite une attention croissante. La sénatrice du Pas-de-Calais, Cathy Apourceau-Poly, a interpellé la ministre de la Santé, Stéphenie Rist, le 11 juin, au sujet d'un plan de réduction d'effectifs qui pourrait entraîner la suppression de 161 postes, ce qui représente près d'un tiers des employés de la polyclinique.
Ce plan de licenciement, préfigurant une crise de l'offre de soins dans la région, a été présenté au Sénat au même moment où le groupe GBNA était en audience devant le tribunal de commerce. Les craintes qu’il suscite s’inscrivent dans un contexte plus vaste de luttes pour la survie des services de santé dans le Bearn, déjà sous tension. Selon un rapport de Sud Ouest, ce changement pourrait avoir des conséquences dramatiques sur des services vitaux comme la maternité, la cancérologie et les urgences.
Au cours de son intervention, la sénatrice a souligné l'arbitraire de la décision, notamment en relavant que le déficit annoncé de 5 % n’était apparu que dans le cadre d'une restructuration impulsée par le groupe GBNA. Plus de 300 personnes se sont déjà mobilisées pour défendre l'établissement, s'opposant au plan de licenciement qu'ils jugent injustifié.
"Suspendre le plan de licenciement"
Apourceau-Poly a appelé à suspendre ce plan de licenciement, le temps nécessaire pour réaliser un audit approfondi du groupe GBNA par l'Inspection générale des affaires sociales. Elle a également formulé des questions concernant une éventuelle visite ministérielle sur le territoire, afin de permettre une interaction directe avec les acteurs locaux, comme le soulignent divers observateurs du secteur.
À l'heure actuelle, la ministre de la Santé n'a pas encore répondu à la demande formelle, qui figure déjà au Journal officiel. La situation continue de se dégrader, laissant de nombreux habitants de la région dans l'incertitude quant à leur accès à des soins de santé adéquats.







