Le tribunal de Boulogne-sur-Mer devra examiner le cas de deux employés d’un restaurant Burger King à Calais, qui comparaitront le 10 décembre pour des accusations de harcèlement moral. Ce procès survient quatre mois après le suicide tragique de Sylvana Dufossé, une jeune employée de 20 ans, survenu le 1er janvier 2026. La procureure de Boulogne-sur-Mer, Cécile Gressier, a confirmé que les accusés incluent un collègue de même niveau et un supérieur intermédiaire.
La famille de la victime, représentée par sa soeur Angelina Dufossé, a visiblement accueilli cette nouvelle avec soulagement. "C’est un soulagement pour la famille, car nous craignions que l’affaire soit classée sans suite. Nous espérons une condamnation pour Sylvana et toutes les victimes de harcèlement au travail. Il est impératif que cela cesse", a déclaré Boubacar Dembélé, fondateur du collectif Agir Ensemble, qui lutte contre le harcèlement.
Des témoins parmi les employés du Burger King ont également rapporté des comportements abusifs, soutenant la plainte d’Angelina. Le cas de Sylvana n’est pas isolé : une autre employée, Sépina Lapotre, a déposé une plainte en mai 2025 pour harcèlement moral lié à sa religion. En réaction, Burger King a annoncé la suspension des deux employés mis en cause et la réalisation d'un audit interne.
"Cette affaire met en lumière un problème plus vaste concernant la santé mentale au travail et la nécessité de protéger les employés contre le harcèlement", a ajouté un représentant d’une association de défense des droits du travail. De nombreuses voix s'élèvent pour réclamer des mesures plus strictes sur les lieux de travail, afin d'éviter des drames comme celui-ci à l'avenir.







