L'élection présidentielle de 2027 approche à grands pas, et les tensions au sein de la gauche française se font déjà sentir. Lors d'une interview sur LCI, le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Fabien Roussel, a refusé la main tendue par La France insoumise (LFI), soulignant une "rupture" avec la formation de Jean-Luc Mélenchon, qu'il considère comme "le pire candidat de second tour".
Manuel Bompard, coordinateur de LFI, avait auparavant proposé un rapprochement aux écologistes et aux communistes pour une candidatures commune en 2027, incluant “un accord sur le programme” ainsi que sur les candidatures aux prochaines élections sénatoriales et législatives.
Arrêter la "tambouille électorale"
Roussel a exprimé son amusement face à cette proposition, la qualifiant de "tambouille électorale" et rappelant que, grâce à un précédent accord avec LFI en 2024 lors de la création du Nouveau Front populaire, ils avaient œuvré pour l'élection de candidats communs. Pourtant, il a critiqué le fait que les députés insoumis aient concurrencé des maires communistes, socialistes et écologistes lors des récentes élections municipales, laissant un goût amer au sein du PCF.
Il a précisé qu'il ne souhaitait pas se plonger dans des tractations électorales et qu'il était sceptique quant à la possibilité d'un candidat communiste à la présidentielle de 2027. Un congrès du PCF est prévu pour début juillet, mais pour l’instant, Roussel demeure incertain sur ce sujet.
Tout en refusant de s'engager dans des discussions sur des candidatures communes, il a lancé une contre-offre : travailler ensemble sur des solutions concrètes en réponse à la crise énergétique actuelle. "Est-ce que la gauche est capable de formuler des propositions solides pour contrôler la politique énergétique ?" a-t-il demandé, soulignant sa priorité de parler de mesures concrètes plutôt que de renégociations électorales.







