Aurélia est sous le choc. Cette joggeuse a été le témoin d'un canular mal pensé et profondément angoissant. Lors d'un enterrement de vie de garçon à Talant, à proximité de Dijon dans la Côte-d'Or, un groupe d'hommes a simulé son kidnapping alors qu'elle faisait son jogging. Retenant le numéro de la plaque d'immatriculation du véhicule impliqué, elle a rapidement alerté la police, rapportent nos confrères de France 3 Bourgogne Franche-Comté.
Les faits se sont déroulés le 17 avril dernier. Alors qu'elle courait près du cimetière de Talant, Aurélia a aperçu un fourgon s'approchant d'elle, avec les portes ouvertes. "Ils ont foncé sur moi avec leur fourgon marron, comme s’ils voulaient m’emmener, me kidnapper", raconte-t-elle sur Facebook, encore "pétrifiée". En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, la joggeuse a contacté les autorités, qui ont rapidement identifié les suspects.
Un acte véritablement "particulièrement idiot"
Les premiers éléments de l'enquête montrent que cet acte était une simple blague de mauvais goût. Les jeunes hommes, qui célébraient un enterrement de vie de garçon, n'ont pas réalisé l'impact psychologique de leurs actions. Le maire de Talant, Adrien Guené, a qualifié cet incident d'acte "particulièrement idiot", soulignant la réelle inquiétude des femmes qui pratiquent la course à pied. "Il existe de vraies craintes parmi celles qui courent seules, qui subissent des comportements inappropriés," a-t-il déclaré à nos confrères. En réponse, une consultation sera prochainement mise en place pour réfléchir aux mesures de sécurité des joggeuses dans la commune.
Un sentiment d’insécurité croissant en France
Selon une enquête réalisée par "Union Sport & Cycle" en 2025, 15 % des coureuses ressentent systématiquement ou très souvent de l’insécurité lors de leurs exercices. De plus, une femme sur deux déclare avoir déjà été confrontée à des situations troublantes, telles que des commentaires sexistes, des sifflements ou même des poursuites pendant leurs sorties running.







