À seulement 27 ans, Samuel Samson s'est retrouvé au cœur de la diplomatie américaine en Europe, comme le souligne le New York Times. Ce haut conseiller au département d'État s'est envolé à travers le continent pour tisser des liens avec des figures d'extrême droite, tout en défendant sa vision controversée de la liberté d'expression. N'hésitant pas à comparer la France à la Corée du Nord, il poursuit une agenda inédite dans le paysage diplomatique traditionnel.

En rupture avec les protocoles établis, Samson a engagé des discussions privées avec des parlementaires de l'AfD, un parti souvent banni des cercles diplomatiques américains. Il a également partagé un petit-déjeuner discret avec Nigel Farage, le fer de lance du Brexit, et a plaidé en faveur de Marine Le Pen, qu'il estime persécutée par la justice, devant la Commission nationale consultative des droits de l'homme.

Un bilan mitigé

Pourtant, son impact semble limité. Le quotidien rapporte que malgré ses efforts, Marine Le Pen fait face à des obstacles juridiques qui l'empêchent de se présenter à l'élection présidentielle. De plus, Viktor Orban, un autre leader admiré par Samson, a récemment perdu les élections, faisant réfléchir les politiciens d'extrême droite sur les conséquences de leur association avec l'ancien président américain, qui devient de plus en plus perçue comme un handicap.

Samuel Samson, selon le New York Times, représente bien l'orientation du gouvernement Trump envers l'Europe. Pendant une grande partie de 2025, il a été le diplomate le plus en vue à tenter d'intimider les dirigeants européens. Bien que Sarah Rogers ait été confirmée dans un rôle plus élevé au département d'État, la stratégie générale demeure comparable, avec un ton plus affable mais un message identique.

La France en péril ?

Élevé dans une famille d'origine philippine, Samuel Samson est un fervent défenseur des valeurs conservatrices. Son engagement l'a propulsé jusqu'à Washington, où il a été incorporé au département d'État, au sein du Bureau sur la démocratie, les droits humains et le travail. Il est arrivé avec une mission claire : s'opposer à ce qu'il considère comme des attaques sur la liberté d'expression, notamment en lien avec le règlement sur les services numériques (DSA) tant décrié par les conservateurs américains. Lors d'une rencontre avec Thibaut Bruttin, directeur général de Reporters sans frontières, il n’a pas hésité à déclarer que la France semblait se muer peu à peu en une version moderne de la Corée du Nord.