Malgré les efforts du gouvernement pour dynamiser les recrutements dans l'industrie, l'Yonne subit une période difficile. Le constat est alarmant : certaines branches sont en déclin, tandis que d'autres, comme celles du Grand Sénonais, connaissent un essor impressionnant.
D'après les données récentes de l'Urssaf de Bourgogne, publiées le 21 avril, l'emploi général dans l'Yonne est resté stable, avec une légère perte de 320 postes en un an, soit une diminution de 0,4 %. Nabil Flor, directeur de l'Urssaf dans le département, reste cependant optimiste : "L'emploi est influencé par des évolutions technologiques qui, tout en entraînant des suppressions de postes, peuvent également générer de nouvelles opportunités."
Le Grand Senonais tient bon
Alors que certaines zones de l'Yonne souffrent, le Grand Sénonais émerge comme un modèle de résilience. Jeanne-Clémence Andrey, responsable du service statistique de l'Urssaf, souligne l'impact de sa proximité avec l'Île-de-France et la stabilisation de l'emploi dans des secteurs comme le commerce. Fin 2025, la communauté d’agglomération du Grand Sénonais a enregistré 16 620 emplois, soit une augmentation de 140 postes en un an, ce qui est atypique dans la région.
Cette vitalité est surtout alimentée par des secteurs en plein essor, tels que l'intérim et la restauration, qui continuent de créer de nouveaux postes.
Des postes en moins dans l'Auxerrois
En revanche, l'indice est moins réjouissant dans l'Auxerrois, où l'industrie a subi la perte d'environ 150 emplois, témoignant d'une tendance lourde qui s'est établie au fil des années. D'autres secteurs tels que les activités administratives et les technologies de l'information ont également rencontré des difficultés, avec un total de 470 postes perdus dans l'Auxerrois en seulement un an.
Du côté des rémunérations, bien que la tendance soit à la hausse depuis 2020, il est essentiel de contextualiser cette avance par rapport à l'inflation. En 2025, un salarié du secteur privé dans l'Yonne percevait en moyenne 2 556 euros bruts par mois, comparé à 3 047 euros au niveau national. Cette disparité souligne les défis économiques persistants auxquels le département doit faire face.







