Un homme d'une vingtaine d'années a écopé de 24 mois de prison, dont 16 avec sursis, par le tribunal de Dijon. Il se voit interdit de séjour en Côte-d'Or après avoir enlevé, séquestré et agressé un jeune de son âge, le 16 avril dernier, à proximité de Dijon.
Lors de sa comparution immédiate, l'accusé était poursuivi pour avoir kidnappé et séquestré un mineur. Les événements se sont déroulés à Neuilly-Crimolois, à l’est de Dijon. Accompagné de deux complices également mineurs, renvoyés devant le juge des enfants, ils ont contraint leur victime à monter dans leur véhicule pour l’emmener en forêt, dans le but, selon leurs dires, de “lui faire peur”.
Ce soir-là, le prévenu, qui vient de Marseille pour des raisons familiales, a rencontré ses deux accomplices pour partager un repas. Une fois à bord de leur voiture, ils ont reçu un message leur ordonnant de “faire peur à quelqu’un”. L'identité de l'émetteur reste floue, le jeune homme n’ayant pas souhaité s’exprimer à ce sujet.
Ils ont ainsi repéré leur cible, identifiée comme Louis, un jeune connu dans le milieu du narcotrafic local. Le kidnapping s'est produit en pleine rue, avec une violence notable : Louis a été trainé en pleine forêt et frappé au visage. À la barre, le prévenu a admis avoir donné des coups, minimisant leur gravité en parlant simplement de “gifles”.
Face aux questions de la présidente du tribunal qui s'étonne de la lâcheté de l'escalade à trois contre un, il a reconnu que son comportement n'était “pas un bon choix”, évoquant l’effet de groupe. Dans un moment d’empathie, il a même mentionné avoir offert un mouchoir à la victime pour l'aider à s'essuyer le visage, déclarant : “On n’est pas des gens mauvais”. De plus, il s’est excusé auprès des parents de la victime, exprimant des regrets face à ses actes.
Cette affaire, qui fait échos au dossier plus vaste de la violence juvénile en France, soulève de nombreuses questions, notamment sur l’influence éventuelle du narcotrafic sur la jeunesse. Selon une source de France Info, les experts s'inquiètent de l'augmentation de ce type d'incidents et appellent à des mesures préventives et éducatives. Cette affaire pourrait alors faire réfléchir sur le traitement et la réhabilitation des jeunes dans le système judiciaire.







