En octobre 2025, la découverte d'un poulain mort aux pattes ligotées dans un trou a suscité une forte indignation. Les autorités ont finalement rendu leur verdict. Un éleveur de chevaux du Doubs, responsable de cette abomination, a été sanctionné par le tribunal, comme l'a rapporté Le Parisien.
Ce dernier, âgé de 62 ans et exploitant d’une ferme où il élevait environ quarante chevaux, a été reconnu coupable d'abandon d'un animal. Selon l’avocate de la Fondation Brigitte Bardot, Viveca Mezey, il a écopé de trois mois de prison avec sursis et a reçu une interdiction permanente de détenir des animaux ou d'exercer un métier lié à leur bien-être.
Le drame s'est déroulé dans la petite commune du Russey, située dans le Doubs proche de la frontière suisse. Les gendarmes ont retrouvé le poulain en état critique, respirant difficilement puis mort, victime de déshydratation et d'hypothermie après intervention des secours.
Lors de l’audience, le 23 mars, l’éleveur a admis les faits, avançant la justification tragique qu’il pensait que le poulain était décédé lorsqu'il l'a déposé dans le trou, préférant cette option à un diagnostic vétérinaire. Selon ses dires, le poulain, qui présentait une mâchoire déformée, avait commencé à dépérir après avoir été séparé de sa mère.
Les ONG de protection animale se sont prononcées contre sa version. L'avocat, Christophe Gérard, a soutenu que la décision de l’éleveur de jeter l'animal au fond du trou prouve un manque de compassion et une volonté d'éviter les soins médicaux coûteux. La procureure, Solène Nonnier, a également souligné l’incapacité de l’éleveur à prendre des décisions éthiques concernant ses animaux, une situation inacceptable pour un responsable d'élevage.
Ce cas rappelle l'importance cruciale de la responsabilité des propriétaires d'animaux, qui doivent veiller à leur bien-être et leur sécurité. Une prise de conscience collective est essentielle pour prévenir de tels actes inhumains à l'avenir.







