Le parquet de Chalon-sur-Saône a confirmé, ce lundi 4 mai, que les premières investigations évoquent la possibilité d'un « féminicide suivi d’un suicide » après la découverte des corps d'une femme de 64 ans et de son ex-compagnon de 65 ans, le 1er mai à Pierre-de-Bresse, en Saône-et-Loire.
Selon les déclarations du procureur Patrice Guigon, l’homme s’est introduit au domicile de son ex-conjointe, armé d’un fusil et visiblement alcoolisé. Une altercation a éclaté, durant laquelle le fils de la victime, âgé de 20 ans, a été témoin de la scène tragique : il a vu son père tirer sur sa mère au visage.
Enquête pour homicide volontaire avec préméditation
Face aux menaces exprimées par l'agresseur, qui aurait dit « lui régler son compte également », le jeune homme a pris une « arme de type airsoft » et a riposté avant de fuir chez des voisins. À l'arrivée des gendarmes, l'ex-compagnon a été retrouvé sans vie, le fusil entre ses jambes, apparemment victime de son propre acte.
Les deux personnes étaient séparées depuis plusieurs semaines. Une enquête de flagrance a été ouverte pour homicide volontaire avec préméditation. Il est à noter que l'agresseur avait déjà un passé judiciaire, ayant été condamné en 2009 à une peine avec sursis pour des violences envers une ancienne compagne. Ce drame soulève une fois de plus la problématique des violences conjugales en France. En 2024, selon la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof), 107 femmes ont été tuées par leur partenaire ou ex-partenaire, contre 96 en 2023, révélant une tendance inquiétante.
Cette affaire rappelle l’importance d’une prise de conscience collective et d’une action renforcée pour lutter contre ce fléau. Les initiatives de prévention et d’accompagnement des victimes doivent être accentuées pour éviter que de tels drames ne se reproduisent. La société est appelée à ne pas détourner le regard, mais à agir.







