Deux adolescents âgés de 14 ans, soupçonnés d'avoir volontairement incendié la voiture d'une surveillante d'un collège à Besançon, ont été interpellés mardi dernier. D'après le procureur Cédric Logelin, l'incident a provoqué un vif émoi dans la communauté scolaire. Les deux suspects, un garçon et une fille, ont été présentés au parquet de Besançon.
À la suite d'une audience qui s'est tenue mardi soir, le parquet a requis le placement des mineurs sous contrôle judiciaire, imposant un couvre-feu et interdisant tout contact entre eux et avec la victime. L'incendie s’est produit à proximité du collège Voltaire, dans le quartier de Planoise.
Identifiés grâce à la vidéosurveillance
Les adolescents ont été identifiés grâce à des témoins et aux caméras de vidéosurveillance. Bien qu'ils aient reconnu leur implication, ils ont affirmé ne pas savoir à qui appartenait le véhicule, selon Cédric Logelin. Cependant, la victime avait des soupçons concernant ces deux jeunes, qu'elle avait précédemment rencontrés au collège. Il est à noter qu'ils avaient été exclus de l'établissement pour des raisons non précisées.
Les deux mineurs feront face à un examen de culpabilité le 9 juin devant le tribunal pour enfants de Besançon, où leur peine sera ensuite déterminée. Bien qu'accusés de destruction par moyens dangereux, ils n'ont pas d'antécédents judiciaires.
Des faits jugés inacceptables
Les cours ont repris normalement dès le lendemain matin au sein du collège Voltaire, où l'inspecteur d'académie du Doubs, Samuel Rouzet, s'est rendu pour apporter son soutien aux élèves et au personnel, qui avaient exercé leur droit de retrait suite à l'incident. « Les établissements doivent rester des lieux d'apprentissage et de sérénité », a-t-il déclaré, qualifiant ces actes d'« inacceptables ».
La surveillante dont le véhicule a été incendié a repris ses fonctions, bénéficiant d'une protection fonctionnelle et d'une assistance juridique renforcée. « Elle montre aux élèves qu'il ne faut pas se laisser abattre par de tels événements », a ajouté Rouzet. La directrice de cabinet du préfet, Jennifer Rousselle, a souligné la résilience de la surveillante, qui a reçu de nombreux soutiens de la part des élèves.







