L'ancien directeur de l'UNSS en Haute-Saône, Dominique Bouvet, est actuellement en garde à vue au commissariat de police de Vesoul. Cette arrestation fait suite à un piège tendu par un internaute se présentant comme un "chasseur" de pédocriminels.
Sur une plateforme de streaming, Dominique Bouvet a échangé avec un utilisateur utilisant le pseudo "FINNIYZYY", qui prétendait être à la recherche de prédateurs sexuels. Grâce à une technologie de modification de visage, le chasseur a simulé une adolescente de 14 ans, entraînant ainsi Bouvet à croire qu'il interagissait avec une mineure. Les discussions ont pris une tournure inquiétante lorsque l'ancien directeur a évoqué la possibilité de partager des moments intimes avec cette prétendue jeune fille, allant jusqu'à lui demander si elle avait déjà envoyé des photos dénudées. "Ça te plairait?", a-t-il demandé en proposant de l'emmener à un match de football au Parc des Princes.
Un passé lourd de condamnations
Ce n'est pas la première fois que Dominique Bouvet attire l'attention des autorités. Il a déjà été condamné pour détention d'images de mineurs à caractère pornographique et tentative de corruption de mineurs. En début d'année 2025, il a été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de Vesoul. Selon des informations de France Info, des plaintes avaient été déposées par plusieurs familles suite à des envois de messages à caractère sexuel à des lycéennes locales.
Suite à la diffusion de cette vidéo, qui est rapidement devenue virale, le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) a exprimé son choc. Dans un communiqué publié sur le réseau social X (anciennement Twitter), le CNOSF a souligné sa position de tolérance zéro en matière de violences sexuelles sur les mineurs, ajoutant que Bouvet n’avait plus d'affiliation avec l'organisation depuis janvier 2020.
Un appel à la prudence
Face à l'intensification des réactions sur les réseaux sociaux, l'association liée à FINNIYZYY a demandé à la communauté de ne pas se faire justice elle-même. Dans un message sur Instagram, elle a mis en garde contre des tentatives de "doxxing", une pratique où l'on révèle l'identité d'un individu dans le but de nuire. "Des menaces à la vie privée ont été recoupées sur plusieurs plateformes", a-t-elle précisé.
Ce scandale souligne les enjeux entourant la protection des mineurs en ligne et l'importance d'un encadrement législatif adéquat pour prévenir de tels comportements inacceptables. Les autorités continuent d’enquêter sur cette affaire pour établir les circonstances précises des interactions entre Bouvet et le prétendu chasseur de pédocriminels.







