À peine quelques jours après la réélection de Pascal Protano à la tête du Syndicat Mixte des Déchets (SMD3) en Dordogne, un recours a été déposé par son rival, Daniel Gruntz. Ce dernier, conseiller municipal à Bergerac, estime que le scrutin doit être annulé en raison de manœuvres qu'il considère comme biaisées en faveur du président sortant.
L'inauguration du nouveau centre de tri pointée du doigt
Gruntz conteste notamment l'inauguration, le 7 mai dernier, du nouveau centre de tri à Coulounieix-Chamiers. Il déclare : "Cette manifestation a comporté des discours et des festivités qui ont offert une vitrine à Pascal Protano juste avant les élections, ce qui a faussé la compétition". En réponse, Protano précise que cette inauguration était un événement organisé par Paprec, l'entreprise gérant le site, et non par lui.
Les accusations de Gruntz ne s'arrêtent pas là. Il critique également le discours de la préfète de la Dordogne, Marie Aubert, qu'il juge trop élogieux à l'égard de Protano : "Son intervention a manqué d'impartialité, impossible d'apprécier la situation sur un pied d'égalité". Pascal Protano répond, arguant qu'aucune règle de réserve n'est applicable dans ce cadre.
À ce jour, la préfecture n'a pas répondu à nos demandes d'informations sur la situation. Le tribunal administratif de Bordeaux sera donc chargé d'examiner cette requête et d'évaluer si des irrégularités ont entaché le processus électoral. Cette affaire soulève des interrogations sur la transparence et l'équité dans les élections locales.







