La cour d'appel de Lyon s'apprête à examiner, le 16 juin, une seconde demande de mise en liberté de Frédéric Péchier, condamné en décembre dernier à la réclusion criminelle à perpétuité pour 30 empoisonnements de patients. Ce dernier espère ainsi obtenir sa libération avant son procès en appel, prévu pour septembre 2027.
Frédéric Péchier, ancien anesthésiste, a été reconnu coupable pour avoir intentionnellement empoisonné 30 patients, dont 12 ont perdu la vie, en altérant des poches de perfusion. Son avocat, Me Randall Schwerdorffer, n'a pas encore répondu aux requêtes des médias quant à cette nouvelle demande. Selon les informations rapportées par le quotidien régional L'Est Républicain, l'audience sera tenue devant la chambre de l'instruction, suite à l'attribution de la juridiction compétente à Lyon pour le procès en appel.
Un nouveau procès en appel
Me Frédéric Berna, représentant les parties civiles, a confirmé à l’AFP que le procès pourrait se tenir dès septembre 2027, bien que cela reste une anticipation puisque le planning des sessions d’assises n’est pas encore finalisé. La prison de Frédéric Péchier a été prolongée, sa première demande de mise en liberté ayant été rejetée le 12 mai par la Cour de cassation, suite à une première décision similaire prise le 11 février par la cour d'appel de Besançon.
Pourquoi l'ancien anesthésiste a-t-il été condamné ?
Incarcéré depuis sa condamnation, Frédéric Péchier, âgé de 54 ans, continue d’affirmer son innocence. Sa condamnation a été le résultat d'un procès fleuve de plus de trois mois. Les faits, qui se sont étendus de 2008 à 2017, ont révélé un schéma troublant dans lequel Péchier profitait de sa position pour nuire à ses confrères, avec qui il entretenait des conflits. Les experts de la justice s'interrogent sur les motivations de ses actes et soulignent la nécessité d’un procès en profondeur pour élucider cette affaire pénale particulièrement complexe.







