La cour d'appel de Dijon doit se pencher le 15 juillet sur la demande d'annulation de la mise en examen de Jacqueline Jacob pour "association de malfaiteurs", une procédure relancée en octobre 2025. Alors âgée de 81 ans, elle conteste cette décision en évoquant la prescription des faits, comme l’a rapporté Dauphiné Libéré.
Ce nouvel épisode dans l'une des affaires judiciaires les plus célèbres de France pourrait s'avérer décisif. En effet, Jacqueline Jacob a été mise en examen le 24 octobre 2025, soupçonnée d'avoir joué un rôle dans l'envoi de courriers anonymes à la famille Villemin avant et après le meurtre de Grégory, retrouvé noyé dans la Vologne en octobre 1984. Ces lettres contenaient notamment des menaces, l’une d’elles s'étant gravée dans les mémoires : "Voilà ma vengeance. Pauvre con".
Les raisons de la contestation
Lors de l'audience, la chambre de l'instruction a consacré deux heures à la demande de Jacqueline Jacob. Sa défense, notamment représentée par l'avocat Me Frédéric Berna, évoque la prescription des faits. Celui-ci a même affirmé que le procureur général partageait cet avis. Ce point de droit pourrait être crucial pour l'avenir judiciaire de cette affaire emblématique.
Une affaire hors norme
Les rebondissements sont monnaie courante dans le dossier Grégory. En 2018, la mise en examen de Jacqueline Jacob pour "enlèvement et séquestration suivie de mort" avait été annulée en raison d'un vice de forme, tout comme celles de son mari Marcel Jacob et de Murielle Bolle. Or, des éléments récents, notamment une expertise suisse de 2021, semblent renforcer les soupçons, incriminant les lettres anonymes retrouvées.
Des expertises ADN en cours
Les avocats des parents de Grégory soulignent que la défense ne remet pas en cause le fond de l'affaire, acceptant ainsi la gravité des indices accumulés. Selon Me François Saint-Pierre, "Cela signifie qu'elle admet le sérieux des indices graves et concordants". L'instruction se poursuit avec plusieurs expertises ADN qui pourraient encore éclairer ce dossier complexe, laissant la porte ouverte à d'autres développements dans cette affaire qui n'en finit pas de captiver l'opinion publique.







