Une occupation massive sur l'aérodrome de Beaune
Plus d'une centaine de véhicules, incluant 112 caravanes, a fait son apparition dimanche soir sur l'aérodrome de Beaune-Challanges, situé en Côte-d'Or. Les conséquences de cette occupation sont immédiates : tous les vols sont désormais suspendus et redirigés vers l'aéroport de Nuits-Saint-Georges. Selon les annonces, les occupants prévoient de rester sur le site jusqu'au dimanche 7 juin, ce qui pourrait rendre la situation encore plus problématique pour les opérations aériennes locales.
Des acteurs locaux inquiets
Cette situation affecte directement l'aéro-club beaunois, qui compte environ 60 membres. Thierry Cordelette, le président de l’association, exprime son désarroi : « Tous les cours programmés cette semaine sont annulés, engendrant un manque à gagner conséquent pour notre structure. » Ce dernier qualifie l'aérodrome de « paralysé » mais a choisi de ne pas porter plainte, jugeant que les véritables solutions relèvent des autorités préfectorales. « À quoi bon ? Cela n'apportera rien », ajoute-t-il.
Un impact économique significatif
La société Air Services 21, spécialisée dans la maintenance aéronautique, se voit contrainte de mettre son personnel au chômage technique, ce qui souligne l'impact économique de cette occupation sur les entreprises locales. Le maire de Beaune, Pierre Bolze, a qualifié cette situation « d'occupation illégale inadmissible » sur sa page Facebook. Il a également signalé avoir alerté « les services de l’État » pour qu'ils prennent rapidement les mesures nécessaires afin de mettre fin à cette situation qui impacte un équipement essentiel pour la région.
Vers une résolution rapide ?
Alors que les autorités locales cherchent des solutions, le sentiment d’urgence devient palpable dans la communauté. Les responsables de l'aéro-club et les professionnels de l'aviation attendent avec impatience une décision de la préfecture, qui pourrait entraîner l’évacuation du site occupé et permettre la reprise des activités aériennes, essentielles à Beaune.







