Le week-end dernier, une opération policière menée par les gendarmes de Bethoncourt et une brigade cynophile a abouti à une découverte changeant la donne : plus de sept kilos de cannabis, des sachets d'ecstasy et une trouvaille des plus inattendues, des pâtes de fruits contenant de l'héroïne.
Selon le procureur de la République, Paul-Edouard Lallois, ce type de trafic est sans précédent. Les pâtes de fruits, conservées dans un réfrigérateur, ressemblent à de simples sucreries – leur apparence innocente contraste radicalement avec le fait qu’elles contiennent de la drogue. Une première analyse a confirmé la présence d'héroïne, provoquant l'étonnement des enquêteurs.
En plus de cette bizarre trouvaille, d'autres substances ont été découvertes dans le domicile de cet homme, un père de famille employé dans la sous-traitance automobile. Les forces de l'ordre y ont également saisi 3,8 kilos de cannabis en bocaux, 3,4 kilos de résine de cannabis présentés sous forme de savonnette et 37 pilules d'ecstasy.
Pendant son interrogatoire, le suspect a déclaré être «la nourrice» d’un autre revendeur et a fait des révélations concernant une dette de 500 euros. En plus de la drogue, les gendarmes ont trouvé 1200 euros en espèces, deux consoles de jeu d'une valeur de 1200 euros et un iPad, des éléments qui laissent perplexes les enquêteurs.
Le procureur de Montbéliard, bien que familièrement confronté à des affaires de trafic de stupéfiants, avoue n'avoir jamais vu auparavant des pâtes de fruits en lien avec la drogue.
Mis en examen pour possession et vente de stupéfiants, l’homme, âgé d’une trentaine d’années, a été placé en détention et comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Montbéliard le 28 juillet prochain.







