Dans une décision marquante, la Cour de cassation a annulé la requalification des faits en violences pour le policier auteur du tir fatal ayant coûté la vie à Nahel Merzouk en juin 2023. Cet arrêt, consulté par l'AFP, ouvre la voie à un potentiel procès pour meurtre.
La plus haute instance judiciaire en France a souligné que la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles "n'a pas justifié sa décision" de requalification. Ainsi, l'affaire est renvoyée devant cette même cour d'appel pour qu'elle puisse examiner de nouveau les charges retenues contre le policier. Cependant, cette décision pourrait elle aussi faire l'objet de nouveaux recours.
À l'issue de l'audience, Mounia Merzouk, la mère de Nahel, s'est exprimée devant une foule de journalistes et de proches. "Il faut vraiment qu'on ait un procès pour Nahel (...). Je vous promets que je me battrai et que je ne lâcherai rien. Nos enfants ont une valeur", a-t-elle déclaré, profondément émue, ajoutant que de nombreuses voix s'élevaient pour exiger "Justice pour Nahel".
Nahel Merzouk, âgé de 17 ans, a perdu la vie le 27 juin 2023, abattu par un policier lors d'un contrôle de routine. Ce tragique incident est devenu un symbole des violences policières en France, déclenchant d'intenses nuits d'émeutes à travers le pays. Selon Le Monde, cet événement a suscité un véritable débat public sur la question de la violence policière.
Initialement, le 3 juin 2025, des juges d'instruction avaient décidé de renvoyer le fonctionnaire devant la cour d'assises pour meurtre, conformément aux réquisitions du parquet de Nanterre. Ce dernier a alors fait appel de cette décision. En mars, la cour d'appel de Versailles a requalifié les faits, renvoyant le policier à être jugé devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine, tout en confirmant un non-lieu pour son collègue présent lors de l'intervention.







