Le président du comité BDS (Boycott-Désinvestissement-Sanctions) de Montpellier a récemment été nommé devant la cour d'appel pour avoir marqué un drapeau américain avec de la gouache lors d’une action emblématique en juin 2024. Ce geste visait à attirer l'attention sur la situation à Gaza. Ce vendredi, le parquet général a décidé de se désister de son appel, mettant ainsi un terme à cette affaire, qui a suscité de vives réactions.
une débauche de moyens pour peu
Le président de la cour d'appel a exprimé son regret face à ce qu'il considère comme “une débauche de moyens considérables” dans une affaire jugée peu substantielle, alors que de nombreux autres dossiers pesaient sur le système judiciaire. En première instance, José-Luis Moraguès a été condamné à débourser 30 euros pour le drapeau soumis à la gouache ainsi qu’une amende de 150 euros avec sursis.
réflexions d’un militant
Après cette décision, Moraguès a été cité par Ici Hérault en disant : “Je pense que c’est un effet boomerang de ce qui se passe actuellement concernant la justice. Le président et le parquet ont considéré que, peut-être, ce n’était pas très malin de s’engager dans un procès en appel pour un peu de gouache sur un morceau de chiffon.”
des procédures toujours en cours
Cependant, Moraguès ne sort pas indemne de cette situation. Il fait face à d'autres défis juridiques : deux affaires de diffamation sont en cours. L’une concerne une condamnation après les plaintes de trois élus socialistes locaux, dont le président du Conseil départemental de l'Hérault, Kleber Mesquida, ainsi que Carole Delga et le sénateur Hussein Bourgi. En outre, il est sous le coup de deux autres plaintes pour diffamation publique, notamment de la part de la présidente du CRIF Languedoc-Roussillon et celle du Centre culturel Juif Simone Veil de Montpellier, en raison de ses propos jugés controversés. Moraguès avait diffusé une vidéo dans laquelle il qualifiait ces deux associations de “sionistes”, un terme qui a ravivé des tensions.







