L'issue d'un long combat de sept ans a enfin été atteinte, se réjouit l'infirmière qui décrie la lenteur du processus, un parcours semé d'embûches pour une personne en maladie.
"J'ai fait ça pour toutes les femmes", déclare Sylvie Pioli, ancienne infirmière de nuit à l'hôpital de Martigues, lors d'une interview sur ICI Provence le 9 mars. Son cancer du sein vient d'être reconnu comme une maladie professionnelle par le tribunal administratif de Marseille. Ce dernier a établi un "lien direct" entre sa maladie et ses conditions de travail de nuit, exercées durant près de 25 ans.
Cette décision marque un tournant significatif pour les hospitaliers travaillant la nuit, souvent exposés à des risques accrus de maladies. Selon une étude publiée par France Info, le dépistage précoce pourrait prévenir jusqu'à 23 000 décès liés au cancer du sein depuis 2004. Des experts soulignent l'importance de la vigilance dans les conditions de travail, notamment pour ceux qui effectuent des horaires décalés.
Le témoignage de Sylvie met en lumière les défis auxquels sont confrontés de nombreux professionnels de santé et leur lutte pour la reconnaissance de leur souffrance liée à leur travail. Hospitaliers Enjeux mentionne que ce jugement pourrait ouvrir la voie à d'autres cas similaires, un espoir pour des milliers de travailleurs.







