Après treize années d'évasion, Ameur Mansouri, l'un des narcotrafiquants les plus notoires de France, a été reconnu coupable de trafic de cannabis et condamné à vingt ans de réclusion. Son procès, qui s'est tenu devant la 33e chambre du tribunal correctionnel de Paris, a abouti à deux peines, cinq et quinze ans, ainsi qu'à une amende de 850 000 euros.
Arrêté en octobre dernier à Paris par la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), sa capture a eu lieu dans un contexte spectaculaire : une opération de police imitant un embouteillage. Âgé de 42 ans et d'origine marocaine, Mansouri se trouvait parmi les principales cibles de l’Office central de lutte contre le trafic de stupéfiants (Ofast). Sa réapparition à Paris, ville qu'il avait fuie pour éviter les forces de l’ordre, était assez singulière, puisqu’il l’utilisait pour gérer ses affaires et rendre visite à sa famille.
Dans le cadre de ces poursuites, le parquet avait requis neuf et quinze ans de prison pour chaque dossier. Les faits reprochés à Mansouri remontent aux années 2000, où il a supervisé un vaste réseau de trafic de cannabis, particulièrement entre le Maroc et la France. Bien qu'il ait été acquitté de certaines infractions selon La Figaro, il a été reconnu coupable d'association de malfaiteurs.
Parmi les éléments clés de l'enquête, son implication dans le détournement d'un hélicoptère, utilisé pour transporter des résines de cannabis. En mars 2016, l'appareil avait été saisi avec 740 kg de cannabis à son bord. En outre, en 2019, un stock de 322 kg avait été découvert, dissimulé dans un box à Vincennes, sous une fausse identité.
Mansouri a une histoire criminelle qui remonte à plusieurs années. En 2015 et 2022, il avait déjà été condamné par défaut à deux reprises à cinq ans pour d'autres affaires de trafic. Bien qu'il ait accepté la première condamnation, il conteste la seconde, qui est toujours en cours à Lyon. En attendant le délibéré de ce tribunal, il s’agit d’un nouveau chapitre dans la vie d’un homme qui a longtemps vécu dans l’ombre du crime. Ses avocats, sollicités pour des commentaires, n'ont pas donné suite.







