Si la défense de Frédéric Péchier juge favorable cette décision, les familles de victimes expriment leur désapprobation. Le procureur général de Besançon n’a, quant à lui, pas précisé de date.
Le procès en appel de l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre 2025 à Besançon pour avoir empoisonné 30 patients, dont 12 sont décédés, se déroulera à Lyon. Ce verdict a été confirmé par le parquet de Besançon le 2 avril 2026, après une décision de la chambre criminelle de la Cour de cassation.
« La cour d’assises du Rhône a été désignée pour statuer en appel sur l’affaire », a déclaré le procureur général, ajoutant que la date de ce procès reste à établir. Cette décision a suscité des réactions contrastées dans le milieu judiciaire. Les familles des victimes redoutent un nouveau chamboulement dans un dossier déjà chargé d'émotion.
Réactions divergentes sur la décision de poursuivre à Lyon
Péchier, qui prétend toujours son innocence, avait fait appel immédiatement après sa condamnation. Sa défense avait demandé que le procès se déroule dans une autre ville, comme Paris ou Lyon, pour garantir une impartialité. L’avocat de l’accusé, Randall Schwerdorffer, s’est exprimé en ces termes : « Nous voyons cette décision comme un coup de pouce en faveur de l'équité. »
A contrario, Frédéric Berna, représentant plusieurs parties civiles, a souligné que ce choix complique l'accès au procès pour les victimes, expliquant que « faire le trajet entre Besançon et Lyon pendant plusieurs mois serait une contrainte insupportable ». Cette question logistique est cruciale dans une affaire qui implique près de 200 parties civiles.
Péchier maintenu en détention
En ce qui concerne la détention de Frédéric Péchier, il est resté incarcéré suite à une demande de remise en liberté refusée par la justice. Le parquet a indiqué qu'un pourvoi contre cette décision est en cours d'examen par la Cour de cassation, mais pour l’instant, l'ex-anesthésiste demeure derrière les barreaux.
Selon son avocat, Péchier présente un état d'esprit « combatif et déterminé » en attendant son procès en appel. Cette situation souligne l'ampleur des enjeux juridiques et moraux entourant cette affaire, qui continue de captiver l'attention du public et des médias, comme l’a rapporté France Bleu.







