Dans la nuit du 2 avril, les forces ukrainiennes ont perpétré une attaque décisive contre la base aérienne de Kirovske en Crimée, infligeant des dégâts significatifs à un centre de drones stratégique.
Cette offensive a vu la destruction d'un avion de transport An-72P, un dispositif crucial pour la logistique militaire russe, comme l'a rapporté Robert « Madyar » Brovdi, responsable des opérations sans pilote de l'armée ukrainienne. La perte de cet appareil, évalué à 25 millions de dollars, complique davantage la capacité de la Russie à ravitailler ses troupes présentes en Crimée occupée.
Parallèlement, un site utilisé pour le développement et la maintenance de drones de frappe et de reconnaissance Orion a également été ciblé. Cette opération a été décrite ironiquement comme une « visite de courtoisie » et a conduit à la destruction complète des installations qui servaient de base à ces systèmes.
Un coup dur pour les capacités russes
L'Orion, selon les experts interrogés par *Defense Express*, est l'un des drones les plus performants développés par la Russie, capable de rester en vol jusqu'à 24 heures. Avec une portée de 250 à 300 km et une altitude maximale de 7 500 m, il est conçu pour des missions de reconnaissance approfondie ainsi que pour des frappes précises, avec une charge utile de 250 kg. Le coût de ce drone, y compris son système de contrôle, dépasse les 5 millions de dollars.
La destruction de ces drones, relativement rares, est perçue comme un coup sévère pour la Russie. Elle compromet leur capacité à mener des opérations de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR), ainsi que des frappes soutenues, des défis que la Russie doit désormais relever, comme le souligne *Defense Express*.







