L'agence de notation Moody's a décidé de maintenir la note souveraine de la France à Aa3, tout en indiquant une perspective négative, une décision annoncée le 10 avril.
Alors que les agences S&P et Fitch avaient abaissé la note de la France à la fin de l'année précédente, Moody's a choisi de la conserver inchangée. Cette notation, bien qu'avec une perspective négative, classe toujours le pays parmi ceux dont la dette est qualifiée de « bonne qualité », évitant ainsi une rétrogradation vers une note A1, qui représente une « qualité moyenne supérieure ».
Dans son communiqué, Moody's a évoqué le récent accord budgétaire atteint entre la gauche modérée et le centre-droit, soulignant que cela renforce son évaluation de la solidité institutionnelle française. Elle a également noté que le déficit budgétaire prévu pour 2026, estimé à 5 %, est légèrement inférieur à sa précédente prévision de 5,2 % du PIB, ce qui est perçu comme un indicateur positif pour la capacité de la France à honorer ses engagements financiers.
Un contexte économique complexe
Les avis des experts, comme celui de l'économiste Jean-Marc Daniel, soulignent que « cette décision de Moody's pourrait être interprétée comme un vote de confiance, même si la situation économique reste tendue ». Cela contraste avec la réaction de Fitch, qui avait abbaissé sa note à A + en septembre 2025, et celle de S&P, qui a suivi le mouvement un mois plus tard, toutes deux préoccupées par l'incertitude persistante entourant les finances publiques. Fitch avait critiqué l'instabilité politique et ses implications sur l'assainissement des comptes publics.
En fin de compte, la décision de Moody's de maintenir la note à Aa3 pourrait indiquer une opportunité pour le gouvernement français de redoubler d'efforts pour améliorer la situation financière du pays, selon des analystes de La Nouvelle République, qui qualifient la France de « mauvais élève budgétaire de l'Europe ».
Avec AFP







