La magie d'un sourire ou d'une aide imprévue : deux lecteurs partagent leurs expériences.
Jérôme Gomez, de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) : « Je ne la connais pas, mais je la croise chaque matin depuis des années.
Je suis assis dans ma voiture, attendant le feu vert. À l'entrée de l'école de la Douzillière, elle est là, qu'il pleuve ou qu'il gèle. Son sourire est sincère, rayonnant de joie. Elle se fait un point d'honneur d'échanger un mot amical avec chacun.
« Elle continue malgré l'indifférence »
« Avec un grand bonjour, elle aide les enfants et leurs parents à traverser, apportant de la bienveillance à leur journée. Même si parfois, elle ne reçoit aucun regard de reconnaissance, elle persiste, inflexible.
« Sans le savoir, elle illumine les débuts de journée de nombreux jeunes, leur offrant une raison d'affronter le monde. Une héroïne du quotidien, à la présence simple mais essentielle. »
Voyageurs inattendus
J. A. de Saint-Avertin (Indre-et-Loire) : « La tradition de l'auto-stop est-elle en train de disparaître ? Récemment, j'ai pris un jeune homme qui brandissait un panneau indiquant sa destination. Le trajet, empli de discussions, fut le plus rapide que j'aie jamais connu, et il m'a même offert un sachet de noix.
« Cela aurait pu être le récit de Moshé ou de Caroline, deux autres conducteurs qui, comme moi, n'ont pas hésité à prendre des inconnus. Ils saluent ainsi tous ceux qui, depuis plus de dix ans, n'ont pas eu peur d'embarquer un étranger.
« Milan Kundera évoquait dans *La Plaisanterie* que l'humanité se divise entre ceux qui accueillent les auto-stoppeurs, témoins d'une ouverture vers l'aventure, et ceux qui préfèrent la prudence. »
« Tant qu'il restera des conducteurs bienveillants, l'auto-stop fera vivre des histoires heureuses. »







