Les tarifs du carburant continuent de grimper, atteignant deux euros le litre en Côte-d'Or, compliquant la vie de nombreux automobilistes. Dans ce contexte, l'usage de véhicules électriques devient une solution de plus en plus populaire, et ceux qui ont franchi le pas en sont généralement satisfaits.
Située entre Pouilly-en-Auxois et Dijon, l'A38, également connue sous le nom de Côte-d'Orienne, voit passer 11 000 véhicules par jour. En raison d'un potentiel effondrement d'une partie de la falaise à proximité de Créancey, des travaux d'urgence ont été amorcés depuis mi-mars. La circulation est ainsi perturbée sur une section de l'autoroute. Un mur de protection massif a été érigé pour prévenir les chutes de pierres, alors que les travaux de stabilisation se poursuivent afin de permettre la réouverture totale de l'autoroute.
Actuellement, une équipe spécialisée s'emploie à retirer 70 m3 de roches dangereuses. Eddy Auffray, cordiste chez Traforex, œuvre à hauteur de plusieurs mètres : "C'est un chantier que l'on rencontre souvent, des interventions sur la roche nécessitant une purge." Il ajoute avec humour : "Nous faisons tout ce qui peut être réalisé au sol, mais en hauteur."
Un processus minutieux et sécurisé
La mission consiste à évacuer les blocs de roche menaçants. Eddy explique : "Nous avons installé un filet pour y placer un produit qui va expanser et désintégrer la roche en morceaux." Pas de dynamite ici, ce qui signifie que la fragmentation se fera en douceur, rendant le chantier moins dangereux pour l'environnement naturel. Pierre Pernin, directeur des infrastructures au Département, précise : "Ce processus prend entre six et 24 heures, bien moins agressif qu'une explosion, qui aurait entraîné des dégradations sur la route."
Vers une sécurité renforcée
Après cette phase, un diagnostic complet sera effectué pour évaluer les prochaines étapes. Comme l'indique Sylvain Menone, responsable des grands projets au Département : "Nous envisagerons des protections comme des filets ou des pare-blocs plus robustes, qui assureront une protection optimale." Le mur de pierres actuel est jugé insuffisant, et une réouverture totale de l'A38 n'est pas envisagée avant mi-mai. Le coût des travaux s'élève déjà à 170 000 euros.







