George Robertson, membre du Labour sous la direction de Keir Starmer, a exprimé de vives inquiétudes concernant la sécurité nationale du Royaume-Uni, mettant en avant une «complaisance corrosive» au sein de la classe politique britannique. L'ancien secrétaire général de l'Otan a dénoncé le manque d'investissements dans la défense du pays, affirmant que cela met la sécurité nationale «en péril». La situation en Iran est, selon lui, un «signal d'alarme» pour agiter les consciences face aux menaces grandissantes.
Selon les propos rapportés par Financial Times et BBC, Robertson a indiqué : «Nous sommes mal préparés. Nous sommes attaqués. Nous ne sommes pas en sécurité...» Ces déclarations s'inscrivent dans le cadre d'un discours prévu mardi soir à Salisbury, où il est attendu qu'il aborde ces enjeux cruciaux.
Spécifiquement, l'ex-leader de l'Otan (1999-2004) critique la tendance actuelle au sein du gouvernement travailliste qui a sans cesse repoussé la publication d'un plan stratégique de défense prévu pour l'automne 2025. Il dénonce «un vandalisme» au sein du ministère des Finances, où des «experts non militaires» prennent des décisions néfastes pour la sécurité nationale. Ce manque d’action semble plus pressant à la lumière du conflit au Moyen-Orient, qui, selon lui, doit servir de catalyseur pour inciter le gouvernement à réagir efficacement.
Ce conflit a aussi mis en lumière les capacités limitées de la Royal Navy, qui a déployé un unique destroyer face aux menaces croissantes, tardivement et de manière insuffisante pour protéger ses intérêts. En réponse à ces préoccupations, Starmer a promis d'augmenter les dépenses de défense à 2,5 % du Produit intérieur brut d'ici 2027, avec un objectif de 3 % après 2029, en réponse aux demandes américaines d'une plus grande contribution européenne à la défense.
Un porte-parole gouvernemental a déclaré : «Nous mettons en œuvre la Revue stratégique de défense afin de faire face aux menaces qui pèsent sur nous.» Ce dernier a également ajouté que le plan d'investissement dans la défense serait rendu public «dès que possible».







