Sept individus suspects d'être impliqués dans l'enlèvement d'une mère et de son fils en Bourgogne ont été placés en garde à vue mardi, selon des informations relayées par le parquet de Paris, rapportées par l'AFP.
Lundi, aux alentours de midi, la gendarmerie a été alertée au sujet d'un enlèvement : une femme et son enfant de 11 ans avaient été capturés, et les ravisseurs exigeaient une rançon de la part du père.
D'après les détails fournis par le parquet, aux petites heures du matin, quatre individus cagoulés ont fait irruption au domicile des victimes dans l'Yonne. Ils ont attaché le père à une chaise avec des colliers de serrage, puis ont procédé à l'enlèvement de la mère et de l’enfant.
Les malfaiteurs ont demandé un virement de 400.000 dollars en cryptomonnaie, menaçant le père de violences physiques. Les enquêteurs évoquent également que les agresseurs ont fouillé la maison, dérobant une somme de 10.000 euros en liquide, des bijoux, des lingots d'argent, ainsi qu'une arme avec laquelle ils ont menacé les victimes.
Face à l'impossibilité de transférer les cryptomonnaies immédiatement, les ravisseurs ont décidé d'enlever la mère et l'enfant avant de s'enfuir dans deux véhicules.
Le père a réussi à se libérer et à alerter un ami qui a informé les autorités. Il a également reçu des vidéos inquiétantes de ses proches, apparemment retenus captifs dans une chambre d'hôtel.
Le parquet de Paris a salué le travail rapide des gendarmes, qui ont réussi à localiser le lieu d'enlèvement à Boissy-Saint-Léger, dans le Val-de-Marne, facilitant ainsi la libération des otages dès le matin de mardi.
Cette opération a été réalisée par le GIGN, l'unité d'élite de la gendarmerie, à 06H00. L'enquête est dirigée par le parquet de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Paris et est menée par la Direction générale de la gendarmerie nationale.
Sous la supervision de la section de recherches de Dijon, cette enquête a mobilisé près d'une centaine de gendarmes, en collaboration avec l'unité nationale de police judiciaire, le GIGN de Dijon et le groupement de gendarmerie départementale de l'Yonne.







