Le total des exécutions officielles en Iran a connu une hausse vertigineuse de 68 % en un an. C'est ce que souligne le dernier rapport des ONG Iran Human Rights et Ensemble contre la peine de mort, qui pressent les pays occidentaux d'inclure la question de la peine capitale dans leurs négociations avec l'Iran.
Selon cette étude, les autorités iraniennes ont procédé à au moins 1 639 exécutions en 2025, un chiffre sans précédent depuis 1989. Ce bond a été particulièrement marqué dans le cas des exécutions politiques, qui n'avaient jamais atteint un tel niveau depuis 35 ans, a rapporté le rapport annuel sur la peine de mort en Iran, publié le 13 avril. L'augmentation de ces exécutions, dont une partie est liée à des accusations de délinquance politique, suscite de vives inquiétudes parmi les observateurs internationaux.
Le rapport met en lumière que si la République islamique parvient à surmonter les tensions actuelles, le risque d'une utilisation encore plus intense des exécutions comme moyen de répression est réel. "Les autorités pourraient intensifier cette pratique pour étouffer toute forme de contestation", indique le document, soulignant ainsi la menace croissante pour les droits humains en Iran.
Des experts, tels que ceux d'Amnesty International, ont également tiré la sonnette d'alarme, appelant la communauté internationale à agir face à cette situation alarmante. "La communauté internationale ne peut plus rester les bras croisés alors que des vies humaines sont brisées sous le poids d’une répression aveugle", a déclaré un porte-parole de l'organisation.







