L'élection du nouveau bureau de Grand Besançon Métropole se tiendra le lundi 20 avril, un mois après les élections municipales. Parmi les vice-présidents pré-désignés figure Franck Bernard, le maire sans étiquette de Chevroz, qui est également membre du Rassemblement National. Cette situation a provoqué une onde de choc au sein de l'opposition de gauche.
Un élu du RN prend les devants
La désignation de Franck Bernard en tant que vice-président au Grand Besançon Métropole (GBM) suscite des réactions virulentes, notamment de la part des partis de gauche comme La France Insoumise (LFI) et le Parti communiste français (PCF). La charte de gouvernance de l'agglomération stipule que la présidence revient au maire de Besançon, Ludovic Fagaut, tandis que les vice-présidents sont choisis en fonction de la répartition des sièges entre les différentes communes. Franck Bernard, réélu maire, a été proposé par les neuf communes du secteur de la Dame Blanche, obtenant sept voix contre deux pour son concurrent Gérard Monnien.
Franck Bernard : un maire qui prône ses valeurs
Franck Bernard, âgé de 59 ans, est maire de Chevroz depuis 2020. Ancien policier et militant du Rassemblement National depuis 2010, il a été suppléant d'Éric Fusis lors des législatives de 2024. Cela dit, Franck Bernard insiste sur le fait qu'il ne souhaite pas que sa commune soit étiquetée politiquement. Il déclare : "Ce n'est pas une étiquette, je suis le maire de Chevroz, et je souhaite avant tout servir mes concitoyens", ajoutant qu'il n'a pas mis l'accent sur son affiliation au RN lors de sa campagne.
Ludovic Fagaut défend ses choix
À ce propos, Ludovic Fagaut a également réagi aux critiques émanant de la gauche. Dans un communiqué, la candidate de LFI, Séverine Véziès, a déploré la recomposition politique et a averti des dangers que cela représente. En réponse, Fagaut a précisé que chaque secteur est autonome et que l'affiliation politique des élus n'est pas prise en compte dans le cadre de cette institution. "Il n'y a pas de positionnement politique au sein de GBM, chacun vote en fonction d'intérêts locaux", a-t-il affirmé.
À l'heure où les 122 élus des 68 communes se préparent à voter, le sort de Franck Bernard au sein du bureau de GBM reste incertain. S'il était confirmé en tant que 15e vice-président, il serait chargé des questions liées à la gestion des déchets. En revanche, il lui serait nécessaire d'obtenir une majorité des voix, soit 62 au minimum, ce qui pourrait représenter un défi dans ce climat tendu.







