Les répercussions du conflit au Moyen-Orient se manifestent dans tous les aspects de la vie quotidienne. À la suite de l’intervention militaire conjointe des États-Unis et d’Israël, les prix des carburants ont connu une forte augmentation, poussant les compagnies aériennes à faire face à des défis sans précédent. Jeudi dernier, Lufthansa a annoncé la suspension de sa filiale régionale CityLine, entraînée par l'explosion des coûts du kérosène ainsi que par les grèves. D’autres compagnies, comme Wizz Air, ont également reconnu des « problèmes » dus à la pénurie de carburant en Italie.
Les aéroports de Venise, Brindisi et Catane ont été particulièrement touchés par des ruptures temporaires d'approvisionnement. Cependant, József Váradi, le patron de Wizz Air, a noté dans Il Sole 24 Ore que « la situation a été résolue en l'espace d'une journée, sans nécessité d'annuler des vols ». Il a aussi souligné qu'« aucun autre pays européen n’a jusque-là signalé de pénuries similaires ».
Les prix ont « plus que doublé »
Ces derniers jours, plusieurs aéroports italiens avaient averti les compagnies qu'ils pourraient rencontrer des pénuries de carburant, les incitant à s'approvisionner en conséquence. La Commission européenne s'est voulue rassurante, déclarant qu'« il n’existe pas de pénuries systémiques de carburant pouvant entraîner une vague d'annulations. Nous suivons la situation de près », a affirmé sa porte-parole, Anna-Kaisa Itkonen.
Selon Lufthansa, les prix du kérosène ont en effet « plus que doublé par rapport à la période précédant le conflit en Iran ». Ce contexte incertain suscite des inquiétudes parmi les experts et les consommateurs, tandis que le secteur aérien cherche des solutions pour faire face à cette crise inédite. Des analystes du marché comme ceux de l’Institut Capgemini estiment que cette situation pourrait persister, exerçant ainsi une pression immense sur les coûts d'exploitation et, potentiellement, sur le prix des billets de vol.







