L’Iran a annoncé que le détroit d'Ormuz serait « entièrement ouvert » pendant le cessez-le-feu, une bonne nouvelle saluée par Donald Trump, qui, néanmoins, poursuit son blocus sur les ports iraniens.
Le 17 avril 2026, le président américain Donald Trump a réagi à l’annonce de l’Iran concernant le détroit d'Ormuz : ce passage stratégique restera ouvert aux navires civils durant le cessez-le-feu. Cependant, Trump a confirmé le maintien du blocus américain sur les ports iraniens jusqu'à la conclusion d’un accord.
« L’Iran vient d’annoncer que le détroit est entièrement ouvert. Merci ! », a-t-il exprimé sur sa plateforme Truth Social. Cependant, quelques instants plus tard, il a précisé que le blocus naval des États-Unis sur l'Iran demeurerait en vigueur, jusqu'à ce que les négociations soient finalisées.
« Le détroit d'Ormuz est complètement ouvert, mais le blocus naval restera actif concernant l’Iran jusqu’à ce que notre transaction soit conclue à 100 % », a-t-il ajouté, décrivant un processus qui devrait avancer rapidement.
Le pétrole plonge après les annonces
Tandis que le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a assuré que le détroit d'Ormuz était « ouvert », un responsable militaire iranien, rapporté par la télévision Irib, a précisé que les « navires militaires » restaient interdis dans la zone. Ce message a soulevé des questions sur la portée réelle de cette ouverture.
Araghtchi a également laissé planer le doute quant à savoir si son annonce concernait la trêve entre l’armée israélienne et le Hezbollah libanais ou le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, censé se terminer le 22 avril.
Suite à cette annonce, les cours du pétrole ont chuté de 10%, tandis que Wall Street a ouvert en hausse, entraînant également un regain d'optimisme sur les Bourses européennes.
Implication multinationale pour la sécurité
Parallèlement, plus d’une douzaine de pays ont proposé de participer à une mission multinationale d'assistance « pacifique et défensive », dirigée par Londres et Paris, pour garantir la sécurité dans le détroit d'Ormuz. Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a précisé que cette opération sera lancée « dès que les conditions seront réunies », soulignant l'importance de cette initiative lors d’un sommet à Paris rassemblant une trentaine de pays.
Cette initiative n'a pas reçu d’échos favorables de la part de Donald Trump. Il a affirmé sur Truth Social : « Maintenant que la situation sur le détroit d'Ormuz est stabilisée, l'Otan m'a contacté pour une éventuelle assistance. Je leur ai dit de garder leurs distances, sauf s'ils veulent remplir leurs navires de pétrole. Ils ont été inutiles par le passé, un TIGRE DE PAPIER ! »
Lire aussi







