Depuis l'accord de cessez-le-feu signé le 8 avril, les discussions entre l'Iran et les États-Unis semblent stagner, chacun accusant l'autre de blocage. Selon les autorités iraniennes, les Américains ont réagi à leur dernière proposition le 3 mai.
Les dernières déclarations des responsables des deux pays ne laissent guère présager d'une issue positive. Samedi, Donald Trump a déclaré qu'il envisageait d'examiner une nouvelle proposition de l'Iran pour résoudre le conflit. Dans un message sur Truth Social, il a exprimé ses doutes quant à l'acceptabilité de ce plan : « Je vais bientôt étudier un plan que l’Iran vient de nous transmettre mais je ne peux m’imaginer qu’il soit acceptable ».
Une "opération impossible" ou un "mauvais accord"
Un porte-parole iranien a confirmé que la réponse américaine était « en cours d’examen ». Les Gardiens de la Révolution ont, pour leur part, déclaré que les options de Washington étaient désormais restreintes. Dans un communiqué diffusé par les médias d'État, ils ont précisé que Trump devait choisir entre « une opération impossible ou un mauvais accord », évoquant une « évolution des positions » de la Chine, de la Russie et de l'Europe à l'égard des États-Unis, ainsi qu'un « ultimatum » lié au blocus américain des ports iraniens.
Pour sa part, l'Allemagne tente aussi d'intervenir sur le plan diplomatique. Johann Wadephul, ministre allemand des Affaires étrangères, a affirmé que son pays partageait l'objectif commun avec les États-Unis : l'Iran doit renoncer totalement et vérifiablement à son programme nucléaire et ouvrir le détroit d'Ormuz. Cette position a été réaffirmée lors d'un échange téléphonique avec son homologue iranien, Abbas Araghchi, soulignant l'importance de la coopération internationale pour arriver à une solution pacifique.
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