Le président russe, Vladimir Poutine, a fixé un cessez-le-feu unilatéral avec l'Ukraine pour le 8 et 9 mai, marquant les célébrations du Jour de la Victoire de 1945. Cependant, cette annonce est accompagnée d'une mise en garde formelle : toute attaque ukrainienne pendant cette période pourrait entraîner des "frappes massives de missiles" sur Kiev.
Cette décision, rapportée par l'Agence France-Presse, souligne l'ambivalence de la situation actuelle où la Russie tente de montrer un visage conciliant tout en maintenant une posture agressive. Selon des sources proches de la présidence, Poutine avait précédemment abordé cette question lors d'une conversation téléphonique avec le président américain, Donald Trump, suscitant des inquiétudes quant à la sincérité de son initiative.
Le ministère russe de la Défense a déclaré que les forces armées n'hésiteraient pas à agir si "le régime de Kiev" perturbait ces commémorations. Les analystes, comme Pierre Razoux, directeur de recherche à l'Istituto di Alti Studi Militari, expliquent que cette trêve pourrait être perçue comme un moyen pour la Russie de renforcer sa position sur l'échiquier militaire tout en cultivant l'image d'un pays pacifique lors des célébrations historiques.
En parallèle, le conflit en Ukraine se poursuit, avec des rapports indiquant que la Russie a perdu du terrain récemment, une situation sans précédent depuis l'été 2023. Les forces russes auraient abandonné près de 120 km² de territoire en avril, ce qui souligne les défis croissants auxquels elles font face, selon les informations de Sud Ouest.
Les tensions demeurent hautes, et la communauté internationale observe ces développements avec une grande vigilance, craignant que cette trêve ne soit qu'un écran de fumée pour masquer des intentions plus bellicistes de la part de Moscou.







