Mercredi, la Russie a incité les ambassades étrangères à retirer leur personnel et leurs ressortissants de Kiev, invoquant la menace d'"attaques de représailles" si l'Ukraine venait à perturber les célébrations du 9-Mai, marquant la victoire sur l'Allemagne nazie.
Les tensions sont palpables alors que les deux pays continuent de s'accuser mutuellement d'intensifier leurs attaques, malgré un cessez-le-feu unilatéral proposé par l'Ukraine, entrant en vigueur à minuit.
Dans une lettre adressée au corps diplomatique, le ministère russe des Affaires étrangères a souligné les conséquences potentielles sur Kiev, mentionnant que les "centres de décision" pourraient être ciblés si les commémorations étaient perturbées. Cela a conduit à un appel pour que les ambassades "assurent l'évacuation" de leurs membres présents dans la capitale ukrainienne.
Bien que la Russie n'ait pas spécifié la nature des menaces, l'Ukraine est restée silencieuse concernant cette note inquiétante. Chaque année, la Russie célèbre la Journée de la Victoire avec un grand défilé sur la place Rouge, et une trêve unilatérale a été annoncée pour ce jour.
En réalité, la situation demeure tendue : la Russie a entamé des frappes mercredi, avec des rapports faisant état de 13 blessés à Briansk, résultat de frappes ukrainiennes. De plus, le maire de Moscou a fait mention de la destruction de drones menaçants dans le ciel de la ville.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réagi avec fermeté, annonçant qu'il répondrait "symétriquement" à toute violation du cessez-le-feu, tout en qualifiant la poursuite des opérations militaires comme un profond défi à la paix. "Il est clair que cette guerre et ces atrocités ne sont pas propices à des célébrations", a-t-il déclaré, attendant de ses alliés une condamnation des frappes russes.
En parallèle, plusieurs sources ukrainiennes s’inquiètent de la situation à Kramatorsk, où les frappes n’ont pas cessé. Un officier, s'exprimant sous anonymat, a confirmé que les combats restaient intenses malgré le cessez-le-feu, renforçant le sentiment de méfiance entre les deux nations.
Sur le terrain, la Russie a affirmé avoir intercepté des drones ukrainiens, mais les chiffres sont mêlés d'incertitudes. En attendant, le président Zelensky a qualifié ces frappes de "sans justification militaire" et a invité la communauté internationale à agir dans cette crise humanitaire exacerbée.
Face à ces événements, la Russie a considérablement réduit les festivités du 9-Mai, le défilé traditionnel n'ayant pas inclus d'équipements militaires pour la première fois depuis près de deux décennies, illustrant la réalité d'une guerre qui façonne les décisions politiques et militaires des deux côtés.







