Depuis le commencement du mois de mai, le ciel français devient un véritable arrosoir. Quelles zones sont les plus touchées par ce déluge et peut-on espérer une amélioration très prochaine ?
Le contraste entre la fraîcheur de mai et la douceur d'avril est saisissant, mais c'est la pluie qui attire toute l'attention. Depuis le 1er mai, la moyenne des précipitations en France atteint déjà 27,2 mm (soit 27,2 litres d’eau par mètre carré), sans compter les averses de ces derniers jours.
En comparaison, le mois d’avril avait enregistré en moyenne 23,8 mm de pluie, un chiffre que nous avons déjà dépassé dès le 4 mai. En effet, il a plu autant en quatre jours que durant tout le mois d’avril, d’après les données de Météo-France. En outre, en regard des moyennes saisonnières, il a plu quatre fois plus que d'ordinaire depuis le 1er mai, alors que le mois d'avril avait connu des précipitations trois fois moins fréquentes.
Ce retournement radical de conditions météorologiques crée une sensation d'humidité très marquée, exacerbée par un ensoleillement quasi inexistant : aucune minute de soleil n’a été observée à Paris les 3 et 4 mai, un phénomène qui ne s'était pas produit depuis le 28 janvier.
L'anticyclone aux abonnés absents
Les zones les plus arrosées depuis le début de mai se situent principalement dans le Sud-Est et le Nord-Ouest. Dans le Sud-Est, les départements du Languedoc, des Cévennes et de la vallée du Rhône en particulier sont concernés : des villes telles que Montpellier, Nîmes, Salon-de-Provence et Montélimar ont déjà reçu en 5 jours plus de pluie que ce qu’un mois de mai normal indiquera. À Montpellier, par exemple, ce sont 106 mm qui sont tombés, tandis que la normale s'établit à 44 mm, soit l’équivalent de deux mois et demi de pluie en juste 5 jours.







