Le président Emmanuel Macron a entamé samedi une visites à Alexandrie, en Égypte, où il a inauguré, en collaboration avec le président Abdel Fattah al-Sissi, le nouveau campus de l’Université de la Francophonie Senghor. Cette inauguration marque un moment clé dans la volonté de la France de soutenir et promouvoir l'éducation francophone sur le continent africain. À cette occasion, Macron a souligné l'importance de fortifier les liens bilatéraux entre la France et l'Égypte et de discuter des tensions actuelles au Moyen-Orient.
Pour cet événement, Macron propose la création d’une « coalition maritime », visant à assurer une mission de sécurité neutre dans le détroit d'Ormuz, qui est un axe crucial pour le transport de pétrole. Le nouveau campus, qui a ouvert en 1990, a été modernisé après d'importantes réformes et a pour objectif de former des leaders africains, comme l’a mentionné un porte-parole de l'Élysée.
Après la cérémonie d’inauguration, qui s'est déroulée sur fond d'histoire à la Citadelle de Qaitbay, Macron prendra la direction de Nairobi, au Kenya. Là, il s'entretiendra avec le président William Ruto, où des accords bilatéraux signés entre entreprises françaises et kényanes sont à l'ordre du jour. Ce sera également le cadre d'un sommet Afrique-France, baptisé Africa Forward, le premier du genre depuis son accession à la présidence en 2017, ainsi que le premier dans un pays anglophone.
Ce sommet se déroulera lundi et mardi, rassemblant des dirigeants africains de divers pays. La visite de Macron en Afrique se conclura par un arrêt à Addis-Abeba, en Éthiopie, où il rencontrera le Premier ministre Abiy Ahmed, et participera à une réunion au siège de l'Union africaine. Ce dernier événement, comme l’a révélé le bureau de l'Élysée, visera à aborder des solutions collaboratives face aux sujets de paix et de sécurité sur le continent.







