Une nappe de pétrole a été détectée au large de l'île de Kharg, marquant l'une des plus vastes marées noires observées depuis le lancement de l'offensive militaire des États-Unis et d'Israël le 28 février. Cette situation s'est aggravée avec des rapports indiquant que plus de 3 000 barils de pétrole pourraient être à la dérive.
Selon l'observatoire CEOBS (Conflict and Environment Observatory), qui a partagé des images satellites alarmantes, cette nappe représente une des plus grandes jamais repérées dans le Golfe, en raison des tensions et des conflits persistants dans la région.
Rien ne semble l’arrêter
Le New York Times rapporte que la nappe s'étend déjà sur plus de 50 km², selon l'analyse réalisée par le cabinet spécialisé Orbital EOS. La situation devient d'autant plus critique alors que cette nappe se dirige vers le sud, suscitant des inquiétudes quant à son traitement potentiel.
L'île de Kharg, le principal terminal pétrolier de l'Iran, gère habituellement 90 % des exportations de brut du pays. Cette nappe pourrait entraver gravement les opérations dans cette région stratégique.
Les experts estiment que l'absence d'une réponse appropriée pourrait causer des dommages écologiques irréversibles. De plus, le président américain Donald Trump a récemment menacé de détruire l'île de Kharg si l'Iran ne rouvrait pas le détroit d'Ormuz, créant une situation encore plus tendue pour les navires, y compris les pétroliers pris au piège dans le Golfe. Les conséquences d'un tel blocage, couplé à l'embargo américain sur les ports iraniens, sont préoccupantes tant sur le plan économique qu'environnemental.







