Le débarquement des passagers et membres d’équipage du MV Hondius, où un foyer d’hantavirus a été détecté, a été finalisé ce dimanche soir dans les Canaries. Les autorités des pays d'origine ont organisé le rapatriement de ces personnes potentiellement exposées. Les passagers américains et australiens sont toujours présents sur l’île espagnole.
Le processus, commencé par les Espagnols puis les Français, a permis d'évacuer plusieurs dizaines de passagers au cours de la journée. Javier Padilla, secrétaire d’État espagnol à la Santé, a indiqué que « plus de 90 personnes » avaient quitté le navire, avec des opérations complexes et inédites menées parallèlement aux préparatifs du Hondius pour son départ vers les Pays-Bas prévu le lendemain à 18 heures GMT.
Selon un rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), six cas d’hantavirus ont été confirmés parmi huit suspects, dont trois décès notifiés. Ces symptômes peuvent inclure un syndrome respiratoire aigu, ce qui nécessite un suivi médical strict.
Les passagers espagnols, premiers à être évacués, ont atterri à Madrid et ont été conduits à l'hôpital militaire Gómez Ulla pour une évaluation approfondie. Quant à ceux rapatriés en France, un membre du groupe a présenté des symptômes inquiétants, entraînant leur mise en isolement immédiat à leur arrivée à Paris.
Organisation rapide des rapatriements
Les autorités espagnoles ont planifié plusieurs vols de retour, notamment vers le Canada, la Turquie, le Royaume-Uni et l'Irlande. Virginia Barcones, directrice de la Protection civile, a confirmé qu'environ une centaine de personnes doivent être évacuées d'ici lundi soir. Les vols continuent d'être organisés avec un souci constant de sécurité.
L’OMS a classé tous les passagers comme contacts à haut risque et prévoit une surveillance de quarante-deux jours pour ceux qui ont été en contact avec le virus.
Hantavirus se propage généralement par contact avec des rongeurs infectés, mais la souche détectée sur le navire, l’hantavirus Andes, est particulièrement préoccupante car elle peut se transmettre d’homme à homme, avec un délai d’incubation allant jusqu'à six semaines.
Les autorités locales des Canaries, inquiets de la situation, affirment que cette crise ne devrait pas affecter l'industrie du tourisme dans la région, contrairement aux craintes initiales exprimées par les résidents. L’OMS propose une gestion de crise coordonnée pour minimiser les impacts sanitaires potentiels.







