Le premier tour des élections présidentielles au Pérou, qui a eu lieu en avril, a été marqué par de nombreuses irrégularités et des "défaillances graves" dans l'organisation, comme l’a souligné l'article du Monde. Les résultats quasi-définitifs publiés le 13 mai indiquent que le candidat de gauche radicale, Roberto Sanchez, s'apprête à affronter Keiko Fujimori, la fille de l'ancien président autoritaire Alberto Fujimori, lors d'un second tour prévu pour le 7 juin.
Keiko Fujimori a réalisé un score de 17,1% lors du premier tour, tandis que Sanchez a obtenu 12%, devançant l'ultraconservateur Rafael Lopez Aliaga, qui a reçu 11,9% des voix. La différence entre Sanchez et Lopez Aliaga n'est que de 18 800 voix, une situation qui illustre l'âpreté des luttes électorales en cours. Les résultats définitifs de l'Office national des processus électoraux (ONPE) seront communiqués d'ici vendredi, mais l'incertitude reste palpable.
Rafael Lopez Aliaga, ancien maire de Lima, a exprimé de vives inquiétudes concernant le processus électoral, dénonçant des irrégularités et supposées fraudes, tandis que l'Union européenne a mis en avant de "graves défaillances" sans avoir trouvé de preuve tangible de fraude. Il est préoccupant de constater que des retards dans la livraison du matériel électoral ont empêché plus de 50 000 électeurs de s'exprimer, ce qui a contraint les autorités à prolonger le vote d’une journée.
Il est à noter que Sanchez, malgré les accusations dont il fait l'objet concernant des fausses déclarations relatives à des financements de son parti, Juntos por el Peru, reste en lice. Le parquet a requis pour lui une peine de cinq ans et quatre mois de prison, soulignant la complexité du paysage politique péruvien.
Alors que le pays se dirige vers un second tour déjà incertain, l’issue des élections pourrait avoir des répercussions durables sur l’avenir politique du Pérou. Les électeurs sont appelés à se mobiliser dans un climat électoral où les tensions et les divisions sont palpables.







