Lors d'un réquisitoire impitoyable, le parquet général a requis, le 13 mai, contre Nicolas Sarkozy, sept ans de prison, une amende de 300.000 euros et cinq ans d'inéligibilité. Cette demande de sanction est deux ans supérieure à la condamnation initiale dans l'affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. En première instance, l'ancien chef de l'État avait écopé de cinq ans de prison.
Ces réquisitions frappent d'autant plus fort qu'après un séjour de près de trois semaines à la prison de la Santé, Nicolas Sarkozy comprend parfaitement ce qu'implique une telle décision. Les charges retenues contre lui incluent "corruption", "financement illégal de campagne", "recel de détournement de fonds publics" et "association de malfaiteurs", des accusations qui peuvent entraîner jusqu'à dix ans d'emprisonnement.
L'ancien président a toujours affirmé que "pas un centime" d'argent libyen n'avait été utilisé pour sa campagne électorale. Pourtant, les preuves accumulées pourraient mettre à mal sa défense. Selon Le Monde, plusieurs experts en droit pénal estiment que le maintien d'une telle peine d'appel laisserait présager une intensification de la lutte contre la corruption en France.
Les plaidoiries des avocats de Sarkozy prévues le 27 mai
Face à ces réquisitions, Nicolas Sarkozy est resté impassible, témoignant d'une attitude stoïque tout au long de cette audience. Sa réaction a été inexistante, évitant même le regard des avocats généraux. Cela soulève des spéculations quant à sa perspective sur l'évolution de cette affaire. Peut-être craint-il une aggravation des charges ? Les plaidoiries de sa défense se dérouleront le 27 mai, offrant ainsi une dernière chance de contester ces accusations.







