Dans la nuit de lundi à mardi, après une brève trêve célébrant la fin de la Seconde Guerre mondiale, les attaques russes sur diverses villes ukrainiennes ont repris, intensifiant la tension dans la région. Selon des journalistes de l'AFP, Kiev a été visée par une offensive aérienne majeure, marquée par des explosions et des échanges de tirs de défense anti-aérienne.
Vitali Klitschko, le maire de Kiev, a utilisé Telegram pour alerter la population sur la gravité de la situation : « L’ennemi frappe Kiev avec des drones et des missiles balistiques. » Il a exhorté les citoyens à chercher refuge immédiatement.
Le bilan préliminaire de l’attaque fait état d’au moins un mort et de 16 blessés, selon les autorités locales. Tymour Tkachenko, responsable de l’administration militaire de la capitale, a rapporté : « Malheureusement, une personne est décédée, et nous traitons actuellement 16 blessés. »
Cet épisode de violence s’inscrit dans un contexte préoccupant. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a récemment affirmé que Moscou avait lancé au moins « 800 drones » sur le territoire ukrainien, soulignant l’escalade des opérations militaires.
Les pertes civiles en Ukraine continuent de croître de manière alarmante. En janvier, l'ONU a rapporté que près de 15 000 civils avaient perdu la vie et plus de 40 600 avaient été blessés depuis le début de l'invasion russe le 24 février 2022. Selon un rapport de la mission de surveillance des droits de l'homme de l'ONU, l'année 2025 a enregistré le plus grand nombre de pertes civiles, avec plus de 2 500 victimes.
La communauté internationale suit de près cette situation tendue et appelle à une désescalade des hostilités. Experts et analystes s'accordent à dire qu'une résolution pacifique du conflit est plus que jamais nécessaire pour éviter une catastrophe humanitaire supplémentaire en Ukraine.







