La situation se détériore pour Keir Starmer, le leader du Parti travailliste. Wes Streeting, ministre de la Santé et adversaire de poids à l'intérieur du Labour, a annoncé sa démission, un coup redoutable pour un Premier ministre déjà dans la tourmente, selon les informations relayées par l'AFP.
Dans une lettre adressée à Starmer, Streeting exprime son profond mécontentement face à un manque de direction : « Il est évident que vous ne serez pas à la tête du parti pour les prochaines élections de 2029. Il y a un vide là où devrait être la vision. »
Cette démission survient alors que les résultats des élections locales sont déjà perçus comme un échec pour le Labour. Keir Starmer est de plus confronté à des critiques croissantes suite à plusieurs polémiques, son leadership étant mis à mal après la démission de quatre secrétaires d'État et un appel signés par 86 députés travaillistes sur 403 à la Chambre des communes.
Starmer refuse de démissionner
Dans ce contexte troublé, Starmer s'accroche à son poste. Selon la BBC, pour qu'une élection interne soit déclenchée, un candidat doit obtenir le soutien d’au moins 81 députés du Labour. Bien que Wes Streeting bénéficie d'un certain support de l'aile droite, il fait face à une opposition notable de la gauche, qui préfère des figures comme Angela Rayner ou le maire de Manchester, Andy Burnham.
En dépit de la pression, Keir Starmer a réaffirmé sa détermination à rester en poste lors d'un débat au Parlement. Dans une série d'échanges fervents avec ses collègues, il a tenté de conserver l'unité et d'éviter le désordre au sein du parti.







