Gisèle Pelicot a exprimé sa profonde consternation suite au jugement d’un magistrat britannique qui a décidé de ne pas imposer de peine de prison à deux adolescents de 15 ans reconnus coupables du viol de deux mineures. Cette décision, rendue le 21 mai dernier, a suscité une vive émotion au sein de la société britannique. Face à ce verdict controversé, le procureur général a décidé de le renvoyer devant la Cour d’appel pour réévaluation.
Ce recours vise à déterminer si la peine infligée est inadaptée et mérite d'être alourdie, compte tenu de l'« énorme intérêt du public » et de l'inquiétude générée par ces crimes atroces.
Un jugement qui interroge
Gisèle Pelicot a déclaré : « Le viol est un crime; la justice doit passer par la reconnaissance de ces actes et veiller à ce que les coupables ne restent pas impunis. » Dans son jugement, le juge de Southampton avait pratiqué une certaine clémence, en optant pour des mesures de réinsertion destinées aux jeunes, accompagnées d'un suivi personnalisé. Ce choix voulait éviter de « criminaliser » ces jeunes, mais a provoqué une onde de choc.
Les victimes, âgées de 15 et 14 ans à l'époque des faits, ont subi des agressions qui ont été filmées et diffusées sur les réseaux sociaux. Lors de la première agression, le 26 novembre 2024, puis d'une seconde en janvier 2025, l'un des adolescents avait utilisé un couteau pour menacer l’une des filles. Le juge Nicholas Rowland, tout en signalant le caractère horrible des événements, a justifié sa décision par la jeunesse des agresseurs.
Le Premier ministre Keir Starmer a salué la décision de réexaminer ce jugement, la qualifiant de « bonne chose » pour la justice et les victimes au Royaume-Uni. Ce nouvel examen sera crucial pour établir si la peine proportionnée doit être revue à la lumière de la gravité des infractions.







