Le retour en Australie de femmes et d'enfants associés à l'État islamique (EI) suscite une polémique intense. Le ministre des Affaires intérieures, Tony Burke, a fermement déclaré que ces individus ne recevraient aucune aide gouvernementale, ajoutant que « tout membre de ce groupe ayant commis des crimes s'expose à des conséquences légales ».
Ce groupe, composé de sept femmes et de douze enfants, a quitté le camp de Roj, sous le contrôle des forces kurdes en Syrie, pour regagner leur pays d'origine. Selon Burke, « ce sont des personnes qui ont pris la terrible décision de rejoindre une organisation terroriste, mettant ainsi leurs enfants dans des situations inacceptables ».
À leur arrivée, une partie du groupe se dirigera vers Melbourne, tandis que le reste se rendra à Sydney, rapportent des médias locaux comme ABC. Plus tôt ce mois-ci, d'autres Australiens étaient également rentrés de Syrie, avec quatre femmes et neuf enfants, dont deux femmes arrêtées sur place pour des accusations de maintien d'une esclave.
Ces femmes avaient été capturées par les forces kurdes en 2019. Une autre femme a été interpellée à Sydney pour avoir pénétré dans une zone prohibée et avoir rejoint une « organisation terroriste ». À l’époque de l'essor de l’EI, des centaines de femmes issues de pays occidentaux ont été attirées au Moyen-Orient, souvent en suivant leurs compagnons combattants. Comme l'indique un rapport du Figaro, cette dynamique soulève des questions complexes sur la réhabilitation et l'intégration de ces retours.
Les tensions autour de ce sujet sont palpables, les experts soulignant les défis que cela pose à la sécurité nationale. Nombreux sont ceux qui demandent des mesures strictes pour éviter que de tels retours ne compromettent la sécurité du pays.







