Dans un télégramme adressé aux préfets, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, insiste sur la nécessité d’une sécurité renforcée lors de la finale de la Ligue des champions prévue le 30 mai. Il demande de "ne tolérer aucune violence et/ou dégradation", dans un contexte où la tension pourrait être palpable.
Pour cet événement qui verra s'affronter le PSG et Arsenal à Budapest, un impressionnant déploiement de 22 000 policiers et gendarmes est prévu en France, dont 8 000 spécifiquement à Paris et dans sa périphérie. Cette décision a été annoncée par Nuñez lui-même, soulignant l'importance de la sécurité lors de cette rencontre sportive majeure. (source)
La note de sécurité, datée du 28 mai, signale que cet événement pourrait provoquer des rassemblements populaires et souligne les risques de troubles à l'ordre public. Ainsi, les préfets sont encouragés à mettre en place des mesures pour prévenir toute forme d'excès, notamment liés à la consommation d'alcool et à la délinquance. Le préfet de police de Paris est spécifiquement averti de veiller à la situation sur les voies de circulation
Le passé n'est pas à oublier, puisque lors de la finale de l'année précédente, qui avait vu le PSG triompher de l'Inter de Milan (5-0), les forces de l’ordre avaient mobilisé plus de 5 400 agents. À cette occasion, 563 interpellations avaient eu lieu, dont 491 à Paris, et 307 d'entre elles avaient conduit à des gardes à vue1. Les rues parisiennes, notamment l’avenue des Champs-Élysées et les abords du Parc des Princes, avaient été le théâtre de violences après la victoire, contexte qui n'échappe pas à l’attention des autorités. (source)
En prévision d'une forte affluence en cas de victoire du PSG, Nuñez a indiqué qu'un dispositif de piétonnisation des Champs-Élysées serait mis en place, accompagnant cela d'une gestion stricte des foules pour encadrer tout débordement potentiel. Dans un entretien à La Tribune Dimanche, il a évoqué ces mesures pour garantir la sécurité de tous dans un environnement festif.







