Le samedi 30 mai, lors de la finale de la Ligue des champions entre le PSG et Arsenal, des incidents ont éclaté à Paris, entraînant l'interpellation d'au moins vingt individus. Sur ce total, dix personnes ont été placées en garde à vue, comme l’a rapporté la préfecture de police à l'AFP. Avec des milliers de fans présents, la préfecture avait anticipé des célébrations dans toute la ville.
En détail, à 19h30, près de 1.579 contrôles avaient été effectués, ce qui a abouti à 64 amendes. En plus des interpellations, 24 torches et deux mortiers ont été saisis, avec un abribus dégradé sur l'avenue de la Boétie, à quelques pas des célèbres Champs-Élysées.
Des projectiles ont été lancés sur les forces de l'ordre, alors qu'environ 4.000 à 5.000 personnes s'étaient rassemblées pour vivre le match. Au Parc des Princes, une tentative d'intrusion par 150 individus a été réprimée grâce à une intervention rapide des policiers. Des échos d’affrontements ont été rapportés près de la porte de Saint-Cloud, où des mortiers d'artifice ont été utilisés contre les forces de sécurité, qui ont répondu avec des gaz lacrymogènes.
Les experts s'alarment de l'escalade de la violence lors des événements sportifs. Selon Jean-Claude Thouvenel, sociologue du sport, “la passion des supporters peut facilement dériver en tensions si des mesures de sécurité insuffisantes sont mises en place.” Les autorités doivent donc réévaluer leurs approches pour garantir que le sport reste une célébration, plutôt qu'un champ de bataille.







