Une violente offensive russe contre l'Ukraine a eu lieu dans les premières heures de mardi, entraînant la mort de neuf personnes, dont quatre à Kiev, rapportent les autorités locales.
"Quatre décès ont été confirmés dans la capitale", a déclaré Vitali Klitchko, le maire de Kiev, sur Telegram. Il a également indiqué que 51 autres personnes, dont trois enfants, avaient été blessées en raison des frappes dans divers quartiers de la ville.
Tymour Tkatchenko, le chef de l'administration militaire de la capitale, a averti que "l'ennemi utilise des missiles balistiques". Des nuages de fumée ont émergé dans le ciel de Kiev alors que les habitants cherchaient refuge dans des abris, couronnés de sacs et de couvertures, selon des journalistes de l'AFP.
Dans l'est du pays, à Dnipro, les autorités ont déploré cinq morts et 25 blessés supplémentaires. Oleksandr Ganja, chef de l'administration militaire de la région, a précisé que "le bilan continue de s'alourdir".
À Kharkiv, également dans l'est, dix personnes ont été blessées, dont un enfant, lors d'une attaque impliquant 15 drones et deux missiles, d'après le maire Igor Terekhov.
- Frappes intensifiées -
Du côté russe, un civil a perdu la vie lundi dans la région de Koursk, suite à une attaque par drone ukrainien, selon le gouverneur local, Aleksandr Khinchtein.
Une attaque de drones a également provoqué un incendie dans la raffinerie d'Ilski, dans la région de Krasnodar, comme l'a rapporté le quartier général opérationnel de cette région.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait précédemment averti que Moscou se préparait à "une nouvelle frappe massive". La Russie a d'ailleurs exhorté les diplomates étrangers à quitter Kiev.
Les bombardements nocturnes en Ukraine sont devenus quasi quotidiens, et la Russie a intensifié ses attaques diurnes au cours des derniers mois, provoquant une réponse de Kiev, qui à son tour a renforcé ses frappes, y compris des frappes de longue portée contre des cibles russes.
En mai dernier, le nombre de missiles tirés par les forces russes a atteint l'un des niveaux les plus élevés depuis le début du conflit, avec 211 missiles lancés, y compris des missiles balistiques de portée intermédiaire. Cette escalade a également été marquée par un total de 8.150 drones utilisés contre l'Ukraine.
Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a souligné l'importance de rester vigilant face à l'agression russe dans un contexte où les négociations pour mettre fin à ce conflit sanglant stagnent depuis plusieurs années.
Les autorités ukrainiennes continuent de travailler sur des systèmes innovants de défense anti-aérienne, mais dépendent fortement des soutiens occidentaux pour faire face à cette montée de la violence. Malgré des actions de défense qui ont intercepté 91 % des menaces en mai, les responsables alertent sur des stocks de munitions insuffisants pour assurer la sécurisation du pays.







