Les pays membres des Five Eyes, à savoir l’Australie, le Canada, le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis, mettent en garde contre des pratiques inquiétantes d'espionnage en ligne orchestrées par des agents chinois. À travers des sites d'offres d'emploi, ces espions visent des fonctionnaires, des militaires et d'autres individus possédant des informations précieuses.
Dans un communiqué récent, l’alliance a alerté sur une « stratégie de recrutement en ligne agressive », où des agents, se faisant passer pour des membres de cabinets de conseil ou d'agences de recrutement, attirent des chercheurs d'emploi avec des offres alléchantes, notamment des postes d'analystes en politique étrangère ou en défense sur des plateformes telles que LinkedIn.
L'objectif de Pékin, selon les rapport des Five Eyes, consiste à collecter des « renseignements militaires, politiques et économiques » qui pourraient offrir à la Chine un avantage en termes stratégique. Les tentatives de recrutement sont sophistiquées, impliquant initialement des tests préliminaires suivis d'interactions sur des plateformes de messagerie cryptée. Les agents sont connus pour offrir des compensations allant de quelques centaines à plusieurs milliers de dollars par rapport.
Au Royaume-Uni, le nouveau gouvernement travailliste, tout en tentant d'approfondir les relations avec Pékin, avertit que la Chine demeure une « menace » pour sa sécurité nationale. D’éminents experts soulignent que même des informations apparemment non classifiées peuvent être cruciales si elles sont combinées pour donner un aperçu complet des stratégies gouvernementales ou militaires.
En novembre 2025, le MI5 avait déjà signalé aux parlementaires des tentatives d'espionnage de la part de la Chine, pointant également des cibles potentielles telles que des universitaires et des journalistes, démontrant ainsi l'ampleur du phénomène. La vigilance s'impose donc dans le secteur de l'emploi, où des acteurs malveillants escaladent les tensions géopolitiques.







