À Zurich, une locataire, récemment expulsée pour des travaux de rénovation, a eu la désagréable surprise de retrouver son ancien appartement sur Booking, affichant un loyer exorbitant de plus de 8 500 euros par mois. Cette femme de 37 ans, parmi d'autres résidents, avait reçu un avis de départ en 2022, prétendument pour rénover l'immeuble et ajouter un étage supplémentaire.
Trois ans après cet avis, aucun des anciens occupants n'a reçu d'offre pour réintégrer leur logement, malgré la promesse de priorité. Selon des témoignages relayés par Capital, peu de modifications semblent avoir été effectuées, à l'exception de nouveaux meubles installés dans l'appartement.
une indignation croissante
La situation de cette locataire a suscité une réaction forte. Elle exprime son sentiment de trahison : "Ils profitent tout simplement de nous. On a l’impression que la loi ne nous protège absolument pas", déclare-t-elle, agacée par cette augmentation de loyer de plus de 400 % par rapport au loyer précédent de 1 600 euros. Ce phénomène ne semble pas isolé, alors que d'autres résidents dans des situations similaires partagent leur indignation face à cette transformation rapide du marché locatif.
La société responsable de la gestion de l'immeuble a défendu son action, affirmant que le projet de rénovation vise à moderniser durablement l'immeuble et à créer de nouveaux espaces de vie. Cependant, cette situation soulève des questions importantes sur la protection des droits des locataires dans un marché de l'immobilier en pleine mutation.







